Rares, très rares sont les graveurs à part entière. Ceux-là qui considèrent la gravure comme une discipline complète, au même titre que la peinture ou la sculpture, ceux-là qui ne gravent pas occasionnellement ou par accident. Dacos est de ceux-là. Son engagement exclusif à cette technique particulièrement exigeante s’enrichit d’un investissement peu ordinaire dans la défense et la promotion de la gravure, plus particulièrement de la gravure de l’école liégeoise. Chez lui, cette énergie est intarissable et… contagieuse. Malgré leurs divergences, il prolonge ainsi le travail de Jean Donnay et Georges Comhaire, ses prédécesseurs. Mais Dacos, c’est aussi une œuvre forte et sensible, jouant d’une grande virtuosité technique et d’une inlassable curiosité. C’est encore l’émotion des paysages dévoilés, la poésie des regards et des corps, l’impact des thèmes insolites, les contrastes des noirs profonds et les nuances des demi-teintes. C’est donc un parcours gravé, attachant et original, que le Cabinet des Estampes propose cet été, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’artiste. Cette première exposition consacrée à Dacos par un musée liégeois est la concrétisation d’une reconnaissance bien légitime. Il n’est pas trop tard, mais il était grand temps.

Régine RÉMON Conservatrice du Cabinet des Estampes et des Dessins

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